Questions fréquemment posées

Quand et pourquoi dépister le cancer du colon ?

Le cancer du colon est un des plus fréquents dans les pays occidentaux.
Il a l'avantage de commencer d'abord par un polype bénin du colon qui grandit sur plusieurs années avant de devenir cancéreux.
Il a l'inconvénient de ne donner en général aucun symptôme au stade de polype bénin, il ne pose problème que lorsqu'il est déjà fortement évolué en général au stade de cancer.
Le dépistage se réalise soit par la recherche de sang dans les selles soit par la réalisation d'une coloscopie de dépistage.
Durant cet examen si un polype est trouvé, il est enlevé ce qui supprime le risque d'évolution vers le cancer à ce niveau. La coloscopie doit être répétée tous les 3 ans si un polype est découvert, tous les 5 ans si l'examen est normal.
En principe le dépistage doit commencer à l'age de 50 ans mais s'il existe des antécédents familiaux de cancer ou de polype on préfère commencer vers 40 ou 45 ans. Si des symptômes suggérant la possibilité  d'un polype sont présents (saignements, alternances diarrhées - constipation etc) l'examen peut être réalisé plus tôt.
Il faut se méfier du diagnostic d'hémorroïde: si l'immense majorité des saignement anaux sont dus à des hémorroïdes ce symptôme est parfois celui d'une autre pathologie plus grave. Tout saignement anal au delà de 40 ans doit faire réaliser une coloscopie.

Le cancer du côlon et le cancer du rectum sont-ils fréquents ? 

Environ 33000 nouveaux cas de cancers rectocoliques surviennent chaque année en France, avec 15 000 décès par an.
Les cancers colorectaux représentent en Europe environ 12 à 18 % de l'ensemble des cancers. Environ 40 % de ces cancers touchent le rectum, 60 % le côlon .
La Belgique et l'Europe se situent parmi les régions à risque élevé de cancer colorectal. L'incidence est en augmentation régulière d'environ  4 % d'une année à la suivante selon certaines études.

Y a t-il un terrain favorisant le cancer du colo-rectal ?

Plus de 90 % des cancers du côlon et du rectum surviennent chez des patients sans risque particulier. Leur fréquence augmente régulièrement avec l'âge. Le risque devient appréciable à partir de 45 ans et double ensuite à chaque décennie.

Entre 80 % des cancers rectocoliques se développent à partir d'un polype (adénome). Le risque de transformation d'un polype en cancer varie en fonction de sa taille (mais aussi la présence d'une ' composante villeuse au sein de l'adénome).

Le risque de dégénérescence devient significatif lorsque le polype  dépasse 1 cm de diamètre.
Certains cancers se développent à partir de lésions planes et de petite taille, principalement dans le côlon droit.
Certains caractères transmis de manière héréditaire sont responsables d'un risque accru de cancer rectocolique.
Les maladies inflammatoires du tube digestif (maladie de Crohn et RCH) présentent un risque de transformation cancéreuse.

Quels sont les symptômes pouvant évoquer un cancer du côlon ?

Très longtemps asymptomatique, ce cancer peut se révéler par :

  • des douleurs abdominales d'apparition récente ;
  • des troubles du transit intestinal d'apparition récente (diarrhée ou constipation)
  • une anémie ferriprive ;
  • des saignements;
  • une altération de l'état général ;
  • une tumeur abdominale ou un foie métastatique ;
  • une complication (occlusion intestinale ou perforation).

Faut-il répéter les colonoscopies de dépistage ?

La colonoscopie de dépistage doit être répétée tous les 5 ans et ceci même en l'absence de tout symptôme, si aucun polype n'a été trouvé.
Si des polypes ont été réséqués (enlevés) le contrôle sera réalisé plus tôt (après 3 ans).
En cas de résection d'une lésion villeuse, vu la forte tendance à récidiver le controle sera beaucoup plus précoce, parfois après quelques mois, parfois après 1 an. Cela sera établi par votre gastro-entérologue.

Qu'est ce que la rectocolite (ulcéro) hémorragique ?

La rectocolite ulcéro-hémorragique (RCUH) est une affection inflammatoire de la muqueuse, de cause inconnue à composante immunitaire. Elle atteint souvent le rectum et s'étend de manière continue plus ou moins haut vers le colon Gauche et même le cæcum. L'intestin grêle n'est jamais atteint. Elle évolue par poussées.

Quels sont les symptômes de la rectocolite hémorragique ?

Les diarrhées chroniques souvent sanglantes ou rosées plusieurs fois/j.
L'émission de glaires sanglantes.
Des selles impérieuses.

Quels symptômes peuvent faire évoquer une maladie de Crohn ?

  Les signes cliniques digestifs de la maladie de Crohn sont la diarrhée chronique, les douleurs abdominales, des manifestations anales et péri-anales (fissures, abcès, fistules), parfois lune masse abdominale. Les signes généraux sont la fièvre, la perte de poids  et l'altération de l'état général.


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